Femme enceinte

La grossesse tardive : est-ce possible ?

Le corps féminin est tout à fait apte, autour de la quarantaine, à assumer une grossesse.

grossesse tardive

Les risques d’une grossesse tardive

Des complications sont possibles, plus fréquentes, il est vrai, que chez les jeunes mamans : on observe deux à trois fois plus d’hypertension artérielle, de diabète, d’anomalies d’insertion du placenta ; entre une et deux fois plus d’accouchements prématurés, le recours plus régulier aux forceps et, surtout, une fréquence de césariennes nettement supérieure.

Côté bébé, le risque des complications est plus élevé également : retards de croissance, grande prématurité et anomalies chromosomiques, en particulier de trisomie 21 : 2 cas pour 15 000 grossesses à 20 ans, 30 cas pour 15 000 grossesses à 40 ans. Pour détecter cette anomalie, il existe des examens, réalisés en cours de grossesse, dont l’amniocentèse, qui est proposée systématiquement à toutes les femmes de 38 ans et plus.

L’amniocentèse

Cet examen consiste à ponctionner, à l’aide d’une très fine aiguille, un peu de liquide amniotique de la poche des eaux à travers l’abdomen. Réalisé vers le troisième mois de la grossesse, ce geste non douloureux se fait sous échographie, et ne dure que quelques minutes. 

Pas d’inquiétude à avoir, l’aiguille ne risque pas de piquer le foetus, qui flotte dans une grande quantité de liquide. La maman doit ensuite se reposer pendant quelques heures. Les cellules du foetus ainsi recueillies peuvent être analysées au microscope électronique et permettent l’examen de ses chromosomes (caryotype). 

On peut alors déceler, dans un délai de trois semaines, de nombreuses anomalies, notamment la trisomie 21. Seul inconvénient possible de l’amniocentèse : il arrive qu’une fausse couche spontanée survienne à la suite de l’intervention, mais il faut savoir que cette complication ne concerne que 0,7 % des cas.

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