Femme enceinte

ICSI : qu'est ce que c'est ? La fécondation in vitro

Fécondation in vitro

L’ICSI ou injection intracytoplasmique de spermatozoïde est une technique complémentaire à la fécondation « in vitro » classique. Elle assure la pénétration d’un spermatozoïde dans l’ovocyte.

Cette technique demande beaucoup de rigueur, de précision et un matériel très performant. En France, seuls 50 centres sont agrées pour la pratique de l’ICSI sur la centaine de centres de PMA.

La technique de l’ICSI a révolutionné le traitement des stérilités masculines sévères ou rebelles aux autres méthodes. Elle permet d’obtenir 70 % de fécondation et 25 % de naissance par tentative.

L’ICSI est une technique relativement récente et certains de ses aspects sont méconnus. Elle pose la question « éthique » de la sélection du spermatozoïde que le biologiste décide d’injecter dans l’ovule. Des milliers d’enfants sont nés par cette technique et ne présentent pour le moment aucune différence avec les enfants nés par la FIV classique ou par procréation naturelle.

L’ICSI peut être réalisée avec du sperme frais ou congelé, du sperme provenant d’un éjaculat ou d’un prélèvement chirurgical au niveau des voies sexuelles (épididyme ou testicules) évitant dans ces situations de recourir à du sperme de donneur. Elle est indiquée dans :

  • les anomalies du sperme : très peu de spermatozoïdes (oligospermie), spermatozoïdes peu mobiles (asthénospermie), nombreuses formes atypiques de spermatozoïdes (tératospermie), absence totale de spermatozoïdes dans le liquide spermatique par obstruction des voies de sécrétions ou absence totale de sécrétion par les testicules (c’est dans ces situations, qu’il aller chercher des spermatozoïdes par la chirurgie, parfois même de jeunes cellules précurseurs des spermatozoïdes ou « spermatides »
  • les troubles de l’éjaculation : éjaculation rétrograde ou absence totale d’éjaculation suite à des traumatismes ou à des gestes chirurgicaux
  • les échecs de la FIV classique
  • chez la femme, les anomalies de la membrane de l’ovocyte empêchant la pénétration normale des spermatozoïdes.

En pratique, après injection dans l’ovocyte d’un spermatozoïde mature soigneusement présélectionné, le biologiste vérifie au bout de 20 à 22 heures s’il y a eu fécondation en recherchant au microscope les 2 noyaux dans l’ovocyte (témoin de la fusion des deux cellules reproductrices).

Pourquoi congéler des embryons ?

Obtenir des embryons chez un couple infertile au cours d’une PMA nécessite beaucoup d’investissements. Il fallait donc trouver un moyen pour sauver les embryons surnuméraires qui ne pouvaient pas être transférés immédiatement chez la femme. La congélation des embryons humains a vu le jour en 1972. Les Australiens ont été les premiers à obtenir une naissance après décongélation d un embryon humain.

Les techniques de congélation connaissent de plus en plus de progrès, mais il persiste un risque de destruction à la décongélation d’environ 25 %, surtout si les embryons n’étaient pas de bonne qualité. Le transfert des embryons décongelés se fait soit au cours d’un cycle spontané chez une femme qui ovule normalement, soit après des stimulations ovariennes pour que l’utérus soit dans les meilleures conditions pour le recevoir. Le taux de grossesse est de 15 à 20 % par tentative.

Aucune différence n’a été notée jusqu’à nos jours entre les enfants nés d’une FIV avec des embryons du cycle et ceux issus d’embryons décongelés. 

La congélation des embryons est réglementée par les lois de l’éthique biomédicale. Les couples doivent signer un formulaire de consentement acceptant la congélation et la conservation de leur embryons.

Ils auront d’abord été informés de la technique de congélation, des résultats et des risques. La durée de congélation peut atteindre 5 ans sans qu’il y ait atteinte à la viabilité des embryons.

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