Femme enceinte

La stérilité : les sympômes

La stérilité se réfère principalement à l’incapacité biologique d’une personne à contribuer à la conception. L’infertilité peut aussi se référer à l’état d’une femme qui est incapable de mener une grossesse à terme. Il ya beaucoup de causes biologiques de la stérilité, dont certains peuvent être contournées par une intervention médicale.

la stérilité

Stérilité : 20 ans de progrès… les espoirs !

Chaque année en France, 8000 enfants naissent par procréation médicalement assistée. De plus en plus sophistiquées, ces techniques permettent à de nombreux couples stériles de connaître le bonheur d’être parents.

Un peu d’histoire…

En juillet 1978 naissait en Grande-Bretagne la petite Louise Brown, première enfant au monde conçue dans une éprouvette. Fruit de quinze années de recherche, cette prouesse spectaculaire marquait le début d’une nouvelle aventure médicale. Après avoir réussi à maîtriser la fécondité par la contraception, les scientifiques venaient en effet de mettre au point une technique révolutionnaire afin de lutter contre l’infécondité : la fécondation artificielle.

Depuis, la technique s’est répandue dans le monde entier, permettant la naissance d’environ 600 000 enfants, dont plus de 60 000 en France. Et ses indications se sont élargies. Au début, la fécondation » in vitro » s’adressait exclusivement aux femmes dont la stérilité était due à des trompes bouchées, non accessibles à la chirurgie réparatrice. Aujourd’hui, elle peut aussi être proposée à celles qui souffrent d’endométriose (muqueuse utérine située dans des endroits anormaux) ou de stérilité dont l’origine est inconnue. Elle est indiquée également dans certaines stérilités masculines.

Les progrès dans le temps

Depuis vingt ans, chaque étape de la procréation artificielle a bénéficié de progrès qui ont permis d’améliorer le confort des femmes. Les médecins savent aujourd’hui beaucoup mieux stimuler l’ovulation et déterminer le moment idéal pour recueillir les ovocytes. Ils sont plus à même de choisir la technique qui donnera au couple le maximum de chance. Autre avancée notable : le prélèvement des ovocytes ne nécessite plus une coelioscopie (introduction d’un tube dans l’abdomen). Il est désormais réalisé par voie vaginale, sous échographie. Enfin, le taux de grossesse multiple, source de prématurité, n’a cessé de diminuer.

Mais la grande innovation de ces dernières années est incontestablement la micro-injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI), technique qui permet de pallier des infertilités masculines pour lesquelles il n’existait pas de solution. Ces progrès ont permis d’augmenter le taux de succès : les médecins obtiennent maintenant plus de 20 % de grossesse par tentative de fécondation artificielle. Toutefois, ces améliorations sont insuffisantes et ne doivent pas faire oublier que ces techniques restent pénibles et astreignantes pour les couples qui se lancent dans l’aventure.

Stérilité : les réponses à toutes vos questions

Contrairement à une idée reçue, l’infertilité ne provient pas toujours de la femme. En effet, celle-ci n’est responsable que dans 40 % des cas. Chez 35 % des couples stériles, le problème vient de l’homme. Mais une fois sur quatre environ, de petites anomalies sont retrouvées à la fois chez la femme et chez l’homme.

A quel âge faut-il commencer à s’inquiéter ?

Près de 80 % des couples réussissent à concevoir un enfant au bout d’un an de rapports réguliers. Toutefois, lorsque la femme a moins de 35 ans et qu’elle ne présente aucun antécédent gynécologique particulier, on attend environ deux ans avant de s’inquiéter.

Grâce à ce délai assez long, on évite bien des interventions inutiles : il arrive en effet que des couples qui se croyaient infertiles parviennent à mettre en route une grossesse de manière naturelle. Passé 35 ans, en revanche, il est recommandé de ne pas attendre plus d’un an avant de prendre un avis médical, car on sait que les chances de réussite après une tentative de procréation artificielle diminuent progressivement avec l’âge.

Grâce à ce délai assez long, on évite bien des interventions inutiles : il arrive en effet que des couples qui se croyaient infertiles parviennent à mettre en route une grossesse de manière naturelle. Passé 35 ans, en revanche, il est recommandé de ne pas attendre plus d’un an avant de prendre un avis médical, car on sait que les chances de réussite après une tentative de procréation artificielle diminuent progressivement avec l’âge.

Quand propose-t-on une fécondation artificielle ?

La stérilité relève souvent d’un traitement médical (anti-infectieux, hormonal) ou chirurgical (réparation des trompes, suppression d’îlots d’endométriose).
Si cela ne suffit pas ou que l’infécondité reste inexpliquée, l’assistance médicale à la procréation est possible. Selon la cause, l’équipe médicale proposera telle ou telle technique . La fécondation » in vitro » (FIV) permet aussi d’éviter la transmission d’une maladie grave. Le couple doit être en âge de procréer, marié ou vivant en concubinage depuis au moins deux ans.

Une stimulation de l’ovulation est-elle toujours nécessaire ?

Les femmes qui font appel à la FIV n’ont pas forcément des troubles de l’ovulation ! Néanmoins, une stimulation est effectuée afin d’obtenir, au cours d’un cycle, la maturation de plusieurs ovocytes (oeuf) et non d’un seul, comme lors d’une ovulation naturelle. L’objectif est double : accroître les chances de grossesse, puisque plusieurs ovocytes permettent d’obtenir plusieurs embryons ; éviter un prélèvement d’ovocyte à chaque tentative, ce geste douloureux nécessitant une courte anesthésie. Les embryons en surnombre sont conservés en vue d’un transfert ultérieur dans l’utérus.

Présente-t-elle des risques ?

Les équipes spécialisées maîtrisent de mieux en mieux la stimulation ovarienne. Les risques de ce » forçage » de l’ovulation (réponse excessive de l’ovaire, kystes) sont donc mieux contrôlés. En revanche, la prescription des inducteurs de l’ovulation en dehors d’un programme de fécondation artificielle (50 000 femmes sont concernées) se multiplie sans réel contrôle. L’ordre des médecins et la Commission nationale de médecine et de biologie de la reproduction estiment qu’une régulation s’impose afin d’éviter des traitements onéreux, inutiles et parfois responsables de complications.

Comment se déroule-t-elle ?

Le plus souvent, la stimulation dure une dizaine de jours et s’effectue par injections. Dosages hormonaux et échographies de l’ovaire permettent d’adapter les doses et de déclencher l’ovulation au meilleur moment. Il faut que l’ovocyte soit mûr (fécondable), mais encore dans l’ovaire. Lorsque les taux hormonaux sont corrects, l’ovulation est déclenchée par une piqûre d’hormone gonadotrophine chorionique, puis le prélèvement des ovocytes est programmé. Par échographie, on a d’abord vérifié que l’utérus était prêt à recevoir l’embryon.

Faut-il se reposer après la réimplantation de l’embryon ?

Cette étape demande beaucoup de douceur. L’embryon est déposé dans l’utérus au moyen d’une sonde introduite délicatement par le col utérin. Ce geste ne fait pas mal. La femme doit être détendue afin de faciliter la manoeuvre et de limiter les contractions pouvant expulser l’oeuf vers le vagin. Après une demi-heure de repos, elle peut rentrer chez elle, mais doit éviter les efforts importants et les longs trajets en voiture.

Une aide psychologique est-elle souhaitable ?

Les contraintes du traitement, l’attente après chaque tentative, les déceptions, tout cela est difficile à supporter. Il est donc normal que le moral des couples connaisse des hauts et des bas. Un soutien psychologique est conseillé. Il peut venir de l’entourage, mais c’est l’équipe médicale qui a un rôle important à jouer. La femme, éventuellement avec son conjoint, ne doit pas hésiter à consulter un psychologue ou un psychiatre lorsqu’elle vit mal certains moments (angoisses, agressivité, déprime…). Un entretien avec un psychologue est de toute façon prévu avant certaines démarches (insémination avec sperme de donneur). Enfin, il ne faut pas hésiter à questionner l’équipe médicale en cas d’inquiétude.

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