Femme enceinte

Procréation médicalement assistée : comment ça marche ?

On distingue différentes techniques d’aide médicale à la procréation, avec des variantes, selon que le couple a besoin ou non d’un don de sperme ou d’ovocyte pour mener à bien son projet d’enfant.

Procréation médicalement assistée

Ce qui est interdit en France…

Actuellement, il est interdit :

  • de recourir à l’AMP pour convenance personnelle. Ne peuvent en bénéficier les personnes seules, les couples non mariés ayant moins de deux ans de vie commune, les couples d’homosexuels, ainsi que les femmes ménopausées (sauf s’il s’agit d’une ménopause précoce) ;
  • d’effectuer une AMP post-mortem (transfert d’embryon).
  • de faire un don de sperme ou d’ovocyte destiné à un couple précis (don dirigé) ;
  • de faire de la publicité en faveur du don de sperme ou d’ovocyte ;
  • de recourir aux services d’une mère porteuse.

Mais ce qui est autorisé

L’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI)

La méthode : il s’agit d’une variante de la FIV au cours de laquelle la fécondation est dirigée. La technique consiste à déposer un spermatozoïde au sein de l’ovule grâce à des micro-instruments et sous contrôle d’un microscope. Les indications : stérilité masculine par altération du sperme, identifiée par le spermogramme (spermatozoïdes rares, pas assez mobiles ou atypiques) ; échec de la FIV "classique". Les résultats : elle représente 38 % des FIV réalisées chaque année en France. Et 3 000 enfants sont conçus chaque année de cette façon. On compte environ 20 % de succès par tentative.

L’insémination artificielle avec sperme du conjoint (IAC)…

La méthode : recueilli au laboratoire par masturbation, le sperme est analysé et préparé afin de sélectionner les spermatozoïdes les plus mobiles. Puis il est transporté au cabinet du gynécologue où a lieu l’insémination (dépôt au niveau du col ou dans la cavité utérine), généralement après une stimulation de l’ovulation. Le geste est indolore. Le nombre de tentatives ne devrait pas dépasser six, la plupart des grossesses étant obtenues lors des six premiers cycles.

Les indications : trouble de l’éjaculation, insuffisance de la glaire ou du sperme, stérilité inexpliquée. Il faut que les trompes soient perméables et que l’appareil génital de la femme soit normal. Les résultats : le taux de réussite est de 10 % par insémination. …ou avec sperme de donneur (IAD)

La méthode : c’est la même que précédemment, mais le sperme est fourni sous forme de paillettes par une banque de sperme. Les donneurs retenus ont des tests négatifs en matière de VIH (virus du sida), d’hépatites B et C, de syphilis et de cytomégalovirus. Sont écartés ceux qui présentent un risque potentiel de transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Les tests sont répétés six mois plus tard.

Les indications : stérilité masculine définitive ; risque de transmission à l’enfant d’une maladie grave. Les résultats : cette technique est de plus en plus remplacée par l’ICSI. Chaque année, elle permet de donner le jour à un peu plus de 1 000 enfants. Le taux de réussite est de 10 % par insémination.

La fécondation » in vitro » (FIV)

La méthode : elle consiste à réaliser une fécondation en laboratoire en mettant en contact, dans un milieu approprié, des ovules et des spermatozoïdes, préalablement recueillis et préparés. La FIV se déroule en quatre étapes : la stimulation de l’ovulation ; le prélèvement des ovocytes ; le recueil du sperme ; enfin, le transfert de l’embryon, quatre heures plus tard. Cette fécondation peut être réalisée avec les ovocytes de la femme ou ceux d’une donneuse.

Les indications : trompes altérées, bouchées, voire inexistantes ; sperme de qualité insuffisante ; stérilité persistant malgré les traitements. Les résultats : ils dépendent de la cause de la stérilité et de l’âge de la femme. Environ 20 % de réussite par tentative.

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